Cosette

Cosette est un homme viril qui n’a rien à envier à l’héroïne de Victor H. Naissance aux forceps (déjà, il ne voulait pas venir prévoyant la suite) suivie du premier divorce de ses parents. Ils se sont remariés (avec les mêmes) trois ans plus tard, puis ont re-divorcés (pour de bon, cette fois-ci) six ans après.
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Cosette a comme signe distinctif tout qui tombe : les épaules, les cheveux, les yeux, les commissures des lèvres, le menton, les joues, les fesses, la queue (l’érection est dure à obtenir quand le ciel vous tombe en permanence sur la tête !). Cosette, c’est un mec banal et maigre, un Droopy version humaine, un Hooch Poopy aux yeux rouges, une sorte de Hugh Grant moche.

A six ans, Cosette est une mini "caille", un true rebelle en jogging Spiderman et basket à scratchs (trop la te-hon !) alors que ces potes vont à l’école en survêt blanc siglé green crocodile (Say Man : "crocodaïïle") et basket dernier cri avec les trois traits qui rapetissent (Adidas, pour les bouffons qu’ont rien compris).

A huit ans, Cosette carotte un zedou de teuchi. De bouffon, il passe au stade de « trop d’la balle ce kem ». Il se pécho toutes les tassepé d’la zone (trop bon for him !) A force de kiffer le teuchi, il est foncedé 24h/24. Cosette se fait gauler par les keufs. Petit séjour en foyer et maison de redressement.

A quinze ans, Cosette se lâche sur la boisson et hop ! coma éthylique. Cosette devient une tentative de winner. Il quitte sa banlieue merdique de Montfermeil, sa tribu, sa tipi famili, ses reufs mortels pour monter à la capitale. Parole ! depuis, Cosette ne touche plus une seule goutte d’alcool, plus une bouffée de cannabis (Yo man ! respect !) Cosette a rencontré le Taï Shi Shuan. Bernadette a croisé un après-midi de pluie son coiffeur (ça a bouleversé notre vie citoyenne). Alice Sapritch a utilisé Jex Four, depuis tout est jextraordinaire. Cosette vidi vini vici le Taï Shi…

Cosette connaît la vraie vie, celle qui se résume au combat d’un oiseau et d’un serpent. Le grand frère l’a dit. Celui qui est éducateur et prof de Taï Shi dans sa cité de Montfermeil, pas le pseudo beau gosse qui sévit pour la ménagère de moins de cinquante ans en gueulant et en faisant le mariole en deuxième partie de soirée sur TF1. Cosette et le Taï Shi ne font plus qu’un.

Maintenant, Cosette garde le sommet du crâne vers le haut quand il marche, il laisse tomber ses épaules (ça c’était pas difficile, elles tombaient déjà naturellement). Cosette est devenu un mec cool, très relax (comme Doc’ Gyneco mais sans l’additif d’herbe). Ses articulations sont souples, ses mouvements fluides. Cosette est devenu un pacifique convaincu (il a revendu le gun de Momo, ça lui a payé la première année de ses études). Cosette prend même des cours de diction (un truc de ouf !) pour apprendre à parler trop bien comme dans les livres.

  • Zyva, comment c’est l’avenir, man !

Aujourd’hui, Cosette a un projet de vie. Il sera prof de Taï Shi. Adieu les marques françaises, bonjour les anglaises Paul&Joe, Ted Baker (en soldes uniquement). La classe ! (Aldo, si tu me lis, bongiorno).

Pour la bouffe, c’est Cyril Lignac. Sa bible, c’est « Chef la recette ». Les premières pages indiquent le contenu parfait d’une cuisine moderne. Le frigo de Cosette est vide, les placards ne continent que quatre assiettes, mais il fera un copié collé, c’est promis. C’était sans compter sur "B5".

B5 se rencontre en boîte de nuit sans alcool car c’est Cosette toujours qui conduit. B5 a une horloge biologique qui fait « coucou » tous les quart d’heure. Cosette, contre toute attente, a les spermatozoïdes en super forme. Il suffit d’une fois, d’un malheureux « oh la capote a percé », ou « avec le décalage horaire, je prends la pilule que demain » et hop l’affaire est dans le sac.

Cosette est naïf et tendre. Cosette pense que la terre est un jardin. Cosette pense que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, il Cosette ne se met jamais en colère. Il sourit tout le temps. C’est l’effet Taï Shi post-cité. Cosette déteste la polémique, il est toujours d’accord avec la majorité.

Comme dans les feuilletons américains, B5 se retrouve enceinte jusqu’au cou (il suffit d’une fois, disait ma grand-mère), pleurnichant dans les bras de Cosette que c’est un miracle car le gynéco lui avait certifié qu’elle était stérile (« J’te jure, c’est pas ma faute. J’ai rien fait, m’dame ») Qui a dit que la vie est un long fleuve tranquille ?

Cosette découvre la fibre paternelle, oublie le test ADN et prend en charge tous les frais de la grossesse.

Neuf mois, une femme, c’est cher. Très cher ! Les couches, le berceau, le porte-bébé, la table à langer, la baignoire, le baby relax, la poussette, la chambre du bébé (pourvu qu’il n’y en ait qu’un), l’inscription à la maternité, les cours d’accouchements sans douleurs, l’inscription à la crèche, la pension alimentaire, la garde partagée…

Cosette déménage pour se rapprocher du bébé, plaque sa clientèle naissante adepte du Taï Shi, accepte les crises de la mère (stupid ! Cupid !) de sa fille (parce que c’est une fille). Sauf qu’un an plus tard, Cosette se rend bien compte que la marmaille est désespérément blonde aux yeux bleus.

Trop tard, Cosette est père avant tout. La tipi famili, c’est un plus qu’un frère de sang. Cosette s’investit. Il biberonne, pouponne, change les couches, prépare le dîner et se prend un râteau le jour où B5 le plaque pour épouse son gynécologue !

Cosette touche le fond et entame procédure sur procédure pour obtenir la garde de la petite blonde qui ressemble plus au voisin de palier qu’à lui. En première instance, Cosette obtient… une pension alimentaire à verser et pas de garde. Cosette fait appel. Le parcours du combattant commence et les jours de grève de son ange gardien aussi.

Cosette devient un OVNI paternel poissard. Ne vous en approchez pas trop près, ça peut être contagieux. Tout dépend de l’énergie et du karma de vôtre d’ange gardien. Celui de Cosette est un syndicaliste gréviste de naissance, ascendant RTT, inventeur des trente-cinq heures sur le point de passer aux trente-deux heures, heures d’ouverture de 11h à 12h et de 18h à 19h30 (cf. le boulanger de l’île du Levant). Après c’est le déjeuner, la sieste, l’apéro, les vacances, les jours fériés, etc.) Bref, Cosette n’a plus d’ange gardien depuis belle lurette. Il est seul au monde.

Si Cosette achète un chauffe-eau, celui-ci explose une semaine plus tard. S’il part en vacances aux sports d’hiver (la seule et unique fois), il ne se casse rien (trop facile) mais revient chez lui heureux d’être intact sauf que l’eau a gelé dans la tuyauterie et panne centrale de chauffage dans l’immeuble jusqu’à jeudi (soit encore quatre jours d’attente).

Si Cosette vous invite à dîner, il s’enferme dans la cuisine (action inutile) car vous vous précipitez pour ouvrir les fenêtres du salon afin d’éviter l’intoxication par épices (la boîte à épices Raz el Nout s’est renversée dans le tagine dégageant un nuage de fumée toxique totalement irrespirable et immangeable). Direction SOS pizza. Cosette est celui que les guêpes piquent exclusivement avec œdèmes de Quink, celui qui crève sur l’autoroute avec panne de batterie (voiture et portable) inclus roue de secours prêtée la veille à un copain.

Cosette, c’est le retour de boomerang de l’escroc ! Une série noire à lui tout seul. Heureusement, un industriel bienveillant a créé spécialement pour Cosette malchanceux (un pléonasme) Axe lendemains difficiles. Cosette ne se déplace jamais sans son porte-bonheur.

Redevenu célibataire, Cosette est sur le marché des viandes-à-saisir-cœur-à prendre, une seconde main attendrissante. Un autodidacte qui ne fume pas qui ne boit, qui ne baise pas (eh oui !) ou difficilement. Cosette a une prédilection pour les filles à forte poitrine (désolée Elie, il y a de la concurrence). Ça lui permet d’éponger ses malheurs et de tripoter sans avoir à prouver quoi que ce soit.

Et c’est connu, les maigres aiment les grosses. Un conseil, mesdemoiselles, si vous n’avez pas de forte poitrine, ce n’est pas grave. Faites de Cosette, un ami érotique. Cosette est toujours de très bonne compagnie. Même s’il est fréquemment éjaculateur précoce (les soucis !) La tendresse, c’est toujours bon à prendre et puis, Cosette est intarissable sur les malheurs de sa vie. Ça rend la vôtre incroyablement positive...

Cosette embrasse d’une langue tombante (cf. le début). Ça fait un truc baveux, pâteux, lourd et pointu dans la bouche (rapport au serpent en mue). Cosette ne sait pas quoi faire de ses mains alors il fourragette dans la petite culotte ou string (c’est selon) pour pelotter la chatte plus ou moins humide de la fille (rapport aux battements d’ailes de l’oiseau). Celles qui n’ont pas pratiqué le Taï Shi ne peuvent pas comprendre. Le baiser romantique ou dit de cinéma, Cosette ne connaît pas (ou alors c’est un film qui se termine pas une consonne en forme de croix). Bilan 5/10.

C’est agaçant, ses mains qui ont tripoté des cacahuètes, touché des crayons, feuilleté un journal, poussé un caddie, pesé trois poireaux au supermarché et même pas lavé ! Plus tard, vous saurez que c’est un problème érectile. Les lèvres d’une fille le font mollement bander, mais pas celles que vous croyez !

Cosette pratique le Taï Shi sur son balcon tous les matins à six heures. Il appelle le soleil. Il paie ses impôts, contribue au trou de la Sécu, ira voter aux présidentielles et ça le met en joie.

Cosette est un collectionneur fou. La vie a fait de lui un maniaque du préservatif. Sous vos yeux de connaisseuses, il déballe une collection de préservatifs plus performants les uns que les autres (fluo, musical, fruité, salé, sucré, clignotant, triple réservoir…).

A quoi reconnaît-on Cosette d’une seconde main ordinaire ? Cosette met toujours deux préservatifs quand il a des rapports sexuels.

Quelques images...


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